Le 2ème jour

Lundi 14 novembre 2011

Etant le seul étranger, j’ai droit à quelques avantages. Dans l’unique pièce commune de la maison qui est surtout utilisée pendant la saison des pluie, une partie est coupée par des cloisons de séparation avec des «wc» séparés; ce sera notre chambre. Une sorte de couette de 4-5 cm d’épaisseur posée sur la natte à même le sol me protègera, c’est relatif, de la dureté de ce dernier et, 2ème privilège, une tente-moustiquaire sera dressée au dessus de la natte (je n’ose pas dire du lit) car les moustiques attaquent toujours les étrangers. De plus, la promiscuité nous oblige à dormir habillé et nous interdit toute intimité sexuelle. Toute la nuit j’ai droit aux «tac-tac-tac» des machettes des bouchers qui coupent la viande sur une table basse jouxtant la paroi de ma chambre et aux 93 dB (mesurés dans celle-ci) de la sono mobile qui a été installée ce matin à 25 m. de la maison (je n’ai pas mesuré à la sortie des colonnes). La sono va servir la journée au maitre de cérémonie de remémorer des passages de la vie du défunt et aux moines de diffuser leurs prières. Mais, entre-deux et surtout la nuit, pour la musique que le DJ nous envoie et qui n’a rien à envier aux clubs de chez nous.
Ce qu’il y a de stupéfiant la nuit, sur les nattes éparpillées sur le sol à l’extérieur de la maison vous y trouvez des gens qui dorment profondément, d’autres qui regardent la télé le son à fond pour entendre malgré les dB de la sono, d’autres encore qui jouent à ces jeux d’argent et finalement d’autres qui alternent avec régularité bières et espèce de tequila locale. Ces derniers seront peu visible la journée surtout pendant les prières des moines, mais ils auront tenu compagnie au défunt toute les nuits.
Je profite de cette journée pour m’apprivoiser des lieux et du village par quelques ballades.